Tu as sûrement entendu parler du Stem Player de Kanye West, seule passerelle d’écoute de son nouvel album Donda 2, sorti le 23 février dernier. Une phrase à elle-seule résumait la démarche de l’artiste : « Il est temps de libérer la musique de ce système oppressif ».
En effet, le système de rémunération des artistes imposé par le modèle du streaming est pointé du doigts depuis des années déjà pour son manque d’équité. Pour rappel, quelques chiffres des revenus par écoute selon les plateformes : Apple : 100 streams = 1€ ; Deezer : 200 streams = 1€ ; Spotify : 360 streams = 1€.
Dans le paysage du streaming audio, Deezer se distingue avec l’instauration l’année dernière du UCPS (User Centric Payment System), qui garantit une répartition de l’abonnement utilisateur, uniquement entre les artistes écoutés par ce dernier.
Aujourd’hui, avec l’expansion du metavers et la démocratisation des NFTs au secteur de la musique, un nouveau modèle se dessine concernant la rémunération des artistes.
C’est également ce que Kanye West tente d’amorcer en proposant un système innovant avec son Stem Player, cette petite enceinte bluetooth, seule possibilité d’écouter son 11ème album Donda 2. « Aujourd’hui, les artistes gagnent seulement 12 % de ce que l’industrie génère. Il est temps de prendre le contrôle et de construire notre propre système » dixit l’artiste. Evidemment, il s’agit pour lui de se défaire de la distribution via les plateformes de streaming. Mais revenons aux NFTs, au cœur du web3 musical.
Qu’est-ce qu’un NFT ?
En anglais non-fungible token, le NFT est un objet ou jeton non fongible et unique.
Selon Futura sciences, c’est un « fichier numérique non fongible, auquel un certificat d’authenticité numérique a été attaché. Plus exactement, le NFT est un jeton cryptographique stocké sur une blockchain » qui fonctionne sur le même principe que les cryptomonnaies comme le bitcoin. De par sa nature non reproductible et infalsifiable, le NFT offre une traçabilité sans faille. Mais à la différence des cryptomonnaies, le NFT est unique et on ne peut pas le remplacer par un autre objet numérique. La valeur ajoutée d’un NFT réside donc dans sa rareté.
De plus en plus d’artistes, établis ou anonymes, ont recours à la technologie de la blockchain et aux NFTs en particulier, pour s’émanciper d’un système qu’ils considèrent peu équitable ou obsolète. En effet, les NFTs offrent la possibilité de redéfinir bon nombre de notions systémiques propres à l’industrie musicale : de la répartition des revenus à la relation artiste-fans. Ils représentent surtout pour les artistes l’opportunité d’augmenter leurs revenus en se détachant des circuits classiques : par la mise à disposition de leur musique et de leur catalogue directement à leurs communautés, à défaut ou en complément des plateformes de streaming, des majors ou des labels.
Mais peut-on réellement se passer des circuits de distribution actuels de musique ? Rendez-vous au prochain article sur les NFTs musicaux pour tenter de répondre à cette question que beaucoup d’entre vous se pose.
ℹ️ Cet article est extrait du tiny m@g #2 que tu peux consulter ici. Si ce genre de sujet te parle, abonne-toi gratuitement au tiny m@g WeeKult. juste là !



